Masseur-Kiné

Un métier : Masseur-kinésithérapeute

Le masseur-kinésithérapeute réalise, de façon manuelle ou instrumentale, des actes fixés par décret, notamment à des fins de rééducation sur prescription médicale, dans le but de prévenir l’altération des capacités fonctionnelles, de concourir à leur maintien et, lorsqu’elles sont altérées, de les rétablir ou d’y suppléer. Il intervient également dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation, massages) et en thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie, etc.).
A l’heure actuelle, 60 354 masseurs-kinésithérapeutes exercent en France, dont 44 % de femmes.

Carrière

Les masseurs-kinésithérapeutes exercent essentiellement à titre libéral (74 %), soit individuellement, soit au sein d’une société (société civile professionnelle, société d’exercice libérale, etc.). Souvent, les nouveaux diplômés commencent par un poste de remplaçant dans un cabinet ou dans un établissement de santé, ou bien par un poste d’assistant dans un cabinet. Une grande majorité des salariés travaillent dans la fonction publique hospitalière (17 % contre 4 % dans le secteur privé).Carrière dans la fonction publique hospitalière

Elle se déroule sur trois corps. Depuis le 1er janvier 2002, les masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers bénéficient de perspectives de carrières élargies, à la suite de la création des corps de cadre de santé et de directeur des soins.

Le corps des masseurs-kinésithérapeutes comprend deux grades (catégorie B) :
– masseurs-kinésithérapeutes de classe normale
– masseurs-kinésithérapeutes de classe supérieure

et un corps d’encadrement qui comprend deux grades (catégorie A) :
masseurs-kinésithérapeutes cadres de santé
–  masseurs-kinésithérapeutes cadres supérieurs de santé

le corps de directeur des soins de la filière rééducation comprend deux grades (catégorie A) :
– Directeur des soins de 2e classe
– Directeur des soins de 1e classe

Le deuxième grade du corps des masseurs-kinésithérapeutes (classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale parvenu au 5e échelon de son grade et comptant au moins 10 ans de services effectifs dans le corps. La promotion s’effectue dans la limite de 20 % de l’effectif total du corps, depuis le 1er janvier 2002, 25 % à compter du 1er janvier 2003 et 30 % à compter du 1er janvier 2004. Toutefois, lorsque ce dernier pourcentage n’est pas applicable, une nomination au moins peut être prononcée. Après une expérience professionnelle de 4 ans, le masseur-kinésithérapeute hospitalier peut préparer en 1 an, le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants masseurs-kinésithérapeutes.

Le grade de masseur-kinésithérapeute cadre de santé est accessible par concours sur titres interne ouvert aux masseurs-kinésithérapeutes titulaires du diplôme de cadre de santé comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins cinq ans de services effectifs dans le corps.

Le grade de masseur-kinésithérapeute cadre supérieur de santé est accessible par concours organisé dans chaque établissement aux masseurs-kinésithérapeutes cadres de santé comptant au moins 3 ans de service effectif dans le grade de cadre de santé.

Le corps de directeur des soins est accessible par concours interne sur épreuves aux psychomotriciens cadres et cadres supérieurs de santé remplissant certaines conditions (cf fiche « directeur des soins »).

Rémunération

Masseur-kinésithérapeute de classe normale :
–  Fin de carrière : 2178 €
–  Début de carrière : 1411 €

Masseur-kinésithérapeute de classe supérieure :
–  Fin de carrière : 2414 €
–  Début de carrière : 1868 €
Masseur-kinésithérapeute cadre de santé :
–  Fin de carrière : 2824 €
–  Début de carrière : 1799 €
Masseur-kinésithérapeute cadre supérieur de santé :
–  Fin de carrière : 3031 €
–  Début de carrière : 2507 €

Dans le secteur public hospitalier, les salaires nets sont compris entre 1 600 € par mois pour un kiné débutant et 3 000 € pour un cadre de santé en fin de carrière.

S’il exerce en libéral, ses revenus sont évidemment fonction de l’importance de sa clientèle. Un jeune kiné qui s’installe doit faire face aux investissements en matériel qui s’imposent mais gagne très correctement sa vie.

La Formation

Les masseurs-kinésithérapeutes sont titulaires d’un Diplôme d’Etat qui se prépare en trois ans dans des instituts agréés par le Préfet de région.

Divers

Renseignements complémenaires :
Collège National de la Kinésithérapie salariée
127, avenue de Clichy – 75007 PARIS, Tél 01 44 85 73 31

Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs
24, rue des Petits Hôtels – 75010 PARIS, Tél : 01 44 83 46 00

Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs
15, rue de l’épée de Bois – 75005 PARIS, Tél : 01 45 35 82 45

Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs handicapés visuels
85, rue d’Hauteville – 75010 PARIS, Tél : 01 48 24 17 00

Une formation : Masseur – Kinésithérapeute

Études préparant au diplôme

Les masseurs-kinésithérapeutes sont titulaires d’un Diplôme d’Etat qui se prépare en trois ans dans des instituts agréés par le Préfet de région.

Accès  : la formation est ouverte aux personnes :

Âgées d’au moins 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission ;

Justifiant :
– De l’obtention du baccalauréat français ou d’un titre admis en dispense, ou de la réussite à un examen spécial d’entrée à l’université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires ;
– ou d’une expérience professionnelle de cinq ans ayant donné lieu à cotisation à la sécurité sociale

Ayant satisfait aux épreuves d’admission qui comprennent :
– Une épreuve de biologie, d’une durée d’une heure et trente minutes, notée sur 20 ;
– Une épreuve de physique d’une durée d’une heure, notée sur 20 ;
– Une épreuve de chimie, d’une durée de trente minutes, notée sur 10.
Les candidats sont admis en fonction de leur rang de classement, mais la sélection est sévère (5% d’admis).

Attention : sont dispensés du concours d’entrée dans la limite d’un nombre de places fixé par arrêté :
– Les sportifs de haut niveau qui en font la demande auprès de leur fédération sportive et après décision d’une Commission nationale, dans la limite de 20 par an ;
– Les ressortissants de pays non membres de l’Union européenne, titulaires d’un diplôme de niveau équivalent au baccalauréat français, dans la limite de 5% de l’effectif de l’institut. En cas de réussite aux épreuves de fin d’études, ils recevront du Préfet de région une attestation, mais qui ne permet pas l’exercice de la profession en France. S’ils veulent obtenir le Diplôme d’Etat, ils devront obligatoirement passer le concours d’admission.

Des conditions particulières d’admission sont prévues à Vichy, Dijon, Nice, Bordeaux, Besançon, Poitiers, Marseille, Grenoble, Nancy, Paris (ADERF), Toulouse, Lyon et Orléans : l’admission est déterminée, fonction du rang de classement du candidat à l’issue d’une année préalable en première année du premier cycle des études de médecine (PCEM1).

L’admission définitive est subordonnée à la production d’un certificat médical émanant d’un médecin agréé attestant :
– que le candidat n’est atteint d’aucune affection physique ou psychologique incompatibles avec l’exercice de la profession ;
– des vaccinations antidiphtérique, antipoliomyélitique, antitétanique et antityphoïdique. Il doit également préciser que le candidat a subi un test tuberculinique et que celui-ci est positif ou que deux tentatives infructueuses de vaccination par le BCG ont été effectuées.

Formation

Les études durent trois ans, comprenant 16 modules d’enseignement théorique (1012 heures), des travaux dirigés et pratiques (848 heures) et des stages (1205 heures). Elles ont notamment pour objectif de rendre l’étudiant apte à effectuer les bilans et évaluations nécessaires au traitement, à choisir les techniques appropriées, à identifier les situations d’urgence et à donner les premiers soins jusqu’à l’arrivée du médecin.
* Chaque module fait l’objet d’une évaluation sous forme d’un ou plusieurs contrôles obligatoires, écrits et anonymes. Le module est validé lorsque l’étudiant a obtenu une moyenne de 10 sur 20 à l’ensemble des contrôles écrits du module. Pour passer dans l’année supérieure, les étudiants doivent valider tous les modules de l’année et, pour le passage en troisième année, ils doivent aussi valider les stages hospitaliers accomplis. L’évaluation du stage est fonction de l’assiduité, de la participation du stagiaire à l’activité du service, et d’une prestation orale devant le chef du service dans lequel le stage est effectué.

Remarque : il existe à Grenoble, un IUP ingénierie de la santé, mention : santé, kinésithérapie, issu du regroupement entre l’école de kinésithérapie du CHU de Grenoble, la faculté de médecine de l’université Joseph Fournier de Grenoble I et l’UFR en activité physique et sportive (UFRAPS) de l’université Joseph Fournier de Grenoble I.

Attention : sont dispensés de la première année, les titulaires du Diplôme d’Etat de sage-femme, d’infirmier, de manipulateur d’électroradiologie médicale, de pédicure – podologue, d’ergothérapeute et de psychomotricien ainsi que les étudiants ayant validé le premier cycle des études médicales, sous réserve d’avoir satisfait à un examen de passage en deuxième année.

Délivrance du diplôme d’Etat

Pour se présenter aux épreuves, les étudiants doivent :
– Avoir validé chacun des modules figurant au programme ;
– Avoir validé les stages hospitaliers ;
– Avoir réalisé au cours d’un de ces stages un travail d’intérêt professionnel, d’une quinzaine de pages, permettant à l’étudiant de synthétiser l’ensemble de la démarche de prise en charge masso-kinésithérapique.

L’examen consiste en :
– Deux épreuves de mise en situation professionnelle, d’une durée d’une heure chacune, notées chacune sur 40 ;
– La soutenance du travail d’intérêt professionnel, d’une durée de quinze minutes, notée sur 20.
Sont déclarés reçus, les candidats ayant obtenu au moins 60 points sur 120 aux trois épreuves de l’examen et aux modules de deuxième et troisième année (qui entrent à hauteur de 20 points dans le total).

Niveau d’étude

BAC ou équivalent