Orthophoniste

Un métier : Orthophoniste

L’orthophoniste prévient et prend en charge, sur prescription médicale, les troubles de la communication écrite et orale. Il est amené, à ce titre à s’occuper des malentendants auxquels il apprend à lire et à parler sur les lèvres, d’enfants souffrant de retards d’expression ou de troubles comme le bégaiement, ayant des difficultés d’apprentissage de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture ou du langage mathématique.
Il soigne également des adultes ayant des troubles de la voix (chanteurs, professeurs…) ou privés de leurs facultés d’expression ou de compréhension (surdité, accidents cérébraux).
Il dresse un bilan, qui aide à l’établissement du diagnostic médical et il trace le plan d’une rééducation éventuelle
Au 1er janvier 2005, 16 288 orthophonistes exercent en France.
C’est une profession en constante évolution : l’orthophoniste doit se tenir au courant des progrès techniques effectués en ce domaine.

Carrière

Un nouveau décret d’actes paru en mai 2002 élargit le domaine de compétence des orthophonistes dans la mesure où ils peuvent participer à l’organisation d’actions d’éducation sanitaire ou de dépistage et mener des actions de formation et de recherche. Il permet le développement du travail en réseau, l’échange d’informations et conforte le rôle et la place des orthophonistes dans la mise en œuvre du plan gouvernemental de lutte contre les troubles spécifiques du langage.

Le taux de chômage chez les orthophonistes est de l’ordre de 1%. Les orthophonistes exercent, pour la plupart, en libéral (pour presque 80% d’entre eux). A ce titre, ils travaillent principalement en cabinet individuel, en cabinet de groupe ou au domicile du patient. Les autres sont salariés : ils exercent alors, soit dans le secteur public (services hospitaliers de pédiatrie, neurologie, ORL ou de rééducation fonctionnelle), soit dans le secteur privé dans des centres spécialisées ( instituts médico-psychopédagogiques….)

La carrière dans la fonction publique hospitalière se déroule sur 3 corps :
Depuis le 1er janvier 2002, les orthophonistes hospitaliers bénéficient de perspectives de carrière élargies, à la suite de la création des corps de cadres de santé et de directeurs des soins.

Le corps des orthophonistes (catégorie B) comprend deux grades :
– Orthophoniste de classe normale
– Orthophoniste de classe supérieure

Le corps d’orthophoniste cadre de santé, (catégorie A) comprend deux grades :
– Orthophoniste cadre de santé
– Orthophoniste cadre supérieur de santé

Le corps de directeur des soins de la filière de rééducation (catégorie A) comprend deux grades :
– Directeur des soins de 2è classe
– Directeur des soins de 1ère classe

Le deuxième grade du corps des orthophonistes (classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale parvenu au 5e échelon de son grade et comptant au moins 10 ans de services effectifs dans le corps. La promotion s’effectue dans la limite de 20 % de l’effectif total du corps, depuis le 1er janvier 2002, 25% à compter du 1er janvier 2003 et 30 % à compter du 1er janvier 2004. Toutefois, lorsque ce dernier pourcentage n’est pas applicable, une nomination au moins peut être prononcée.

Après une expérience professionnelle de 4 ans, l’orthophoniste hospitalier peut préparer en 1 an, le diplôme de cadre de santé. Cette formation permet d’occuper un poste d’encadrement dans un service ou de formateur auprès d’étudiants orthophonistes.

Le grade d’orthophoniste cadre de santé est accessible par concours sur titres interne ouvert aux orthophonistes titulaires du diplôme de cadre de santé comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins cinq ans de services effectifs dans le corps.

Le grade d’orthophoniste cadre supérieur de santé est accessible par concours professionnel organisé dans chaque établissement aux orthophonistes cadres de santé comptant au moins trois ans de services effectifs dans le grade de cadre de santé.

Rémunération

Orthophoniste de classe normale :
Fin de carrière : 2178 €
Début de carrière : 1411 €

Orthophoniste de classe supérieure :
Fin de carrière : 2414 €
Début de carrière : 1868 €

Orthophoniste cadre de santé :
Fin de carrière : 2824 €
Début de carrière 1799 €

Orthophoniste cadre supérieur de santé :
Fin de carrière : 3031 €
Début de carrière : 2507 €

La Formation

L’orthophoniste est titulaire d’un Certificat de capacité délivré par le ministère de l’enseignement supérieur qui sanctionne une formation de trois années d’études post-secondaires, étalée dans les faits sur quatre ans, compte tenu des conditions de présentation du mémoire de fin d’études. Le Certificat se prépare dans des centres de formation dépendant des Unités de formation et de recherche de médecine (UFR).

Le corps de directeur des soins est accessible par concours interne sur épreuves aux orthophonistes cadres et cadres supérieurs de santé remplissant certaines conditions (cf : fiche « directeurs de soins »).

Les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté Européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, République tchèque, Estonie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Malte, Pologne, Slovénie, Slovaquie) ou partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de la Confédération suisse, titulaires d’un titre permettant d’exercer dans l’un de ces pays, peuvent obtenir une autorisation d’exercice du Ministre chargé de la Santé.

Divers

Renseignements complémentaires :
– Fédération nationale des orthophonistes
2, rue des deux Gares – 75010 PARIS, Tel : 01 40 35 63 75

– Fédération des orthophonistes de France
61-65, rue Dutot – 75015 PARIS
14, avenue Georges Clemenceau – 93359 LE BOURGET, Tel : 01 48 38 03 84

– Ministère de l’Education Nationale
Direction de l’enseignement supérieur

Une formation : Orthophoniste

Études préparant au diplôme
L’orthophoniste est titulaire d’un Certificat de capacité délivré par le ministère de l’enseignement supérieur qui sanctionne une formation de trois années d’études post-secondaires, étalée dans les faits sur quatre ans, compte tenu des conditions de présentation du mémoire de fin d’études. Le Certificat se prépare dans des centres de formation dépendant des Unités de formation et de recherche de médecine (UFR).

Accès  : la formation est ouverte :

– Aux titulaires du baccalauréat ou d’un titre admis en équivalence, ou d’une attestation de succès à un examen spécial d’entrée à l’Université, ou d’un diplôme d’accès aux études universitaires ;
– Aux candidats ayant satisfait à un examen préalable consistant en une évaluation qualitative et quantitative des aptitudes sensorielles, motrices et psychiques (examen médical), ainsi qu’une évaluation des structures de la communication écrite et orale.
Attention : la sélection est sévère !

La formation : elle comprend au minimum 2840 heures dont 1640 heures d’enseignement théorique et 1200 heures d’enseignement clinique.

– L’enseignement théorique comprend différents modules (étude des troubles traités, principes et techniques de rééducation, science du langage, psychiatrie, organisation du système scolaire). Ces modules donnent lieu à validation, soit de manière continue, soit par des examens terminaux, soit par ces deux modes combinés.
– La formation pratique se déroule sous forme de stages cliniques, dans les centres d’hospitalisation, dispensaires, centres de rééducation scolaires et spécialisés.
– les étudiants doivent présenter un mémoire individuel ou collectif, au plus tard à la fin de l’année universitaire suivant la dernière année d’étude du candidat.
– Des dispenses partielles de scolarité, de stages et d’épreuves peuvent être accordées au titre de la validation des études et des expériences professionnelles, en particulier aux détenteurs de différents diplômes d’enseignement aux enfants déficients auditifs ou dyslexiques.

Instituts de formation
Niveau d’étude

BAC ou équivalent